Master Rallye 2002 LA RUSSIE DES TSARS
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Communiqué de presse N7
7 août 2002
Volgograd/Astrakhan

Schlesser et Lundmark maîtres des dunes

Le 8e Master Rallye est arrivé aujourd’hui à Astrakhan, et en mettant le cap au sud-est, les concurrents ont découvert avec plus ou moins de bonheur les premières véritables dunes de l’épreuve. Le cordon situé au CP 4, au km 252 de la spéciale, a piégé de nombreux motards et pilotes, retardés de longues minutes par ce géant de sable après une première partie de spéciale plutôt roulante.

Particulièrement favorable au buggy de Jean-Louis Schlesser, l’étape n’a pas échappé au leader du classement général, qui devance le Russe Khrol de 14’33’’ aujourd’hui et de 49’21’’ au général. Sur sa Mitsubishi, Khrol passe donc sur la deuxième marche du podium provisoire, malgré quelques soucis. Il a d’abord assisté Barkat (Mitsubishi), victime d’un tonneau impressionnant ayant entraîné son abandon (fracture tibia-péroné), puis perdu quatre minutes environ sur crevaison en fin de spéciale. «J’ai passé une journée très difficile, avec beaucoup de soleil (33° à l’ombre à l’arrivée), le sable et des problèmes de première vitesse. Mais on s’en sort bien au classement, vu que la spéciale était vraiment taillée pour le buggy de Schlesser.»

Toujours aussi régulier, prudent au besoin, le leader a lui vécu une étape «magnifique du point de vue du pilotage, pas très cassante avec de grandes enfilades mais quelques petits problèmes de navigation où il y avait moyen de se perdre.» Comme bien d’autres, le buggy a découvert les dunes du km 252. «On a eu du mal à passer, on a failli rester bloqué en première, reconnaît Schlesser. Je ne suis pas trop surpris que d’autres y aient connu des problèmes.»

La liste est longue, et compte quelques «victimes» prestigieuses. Christophe Tinseau (Protruck ASM) est la première, malgré sa 3e place de l’étape. Il a perdu une vingtaine de minutes dans les dunes, et cède de ce fait sa 2e place au général à Khrol. «Dommage, on avait le véhicule pour bien faire, mais je me suis loupé dans les dunes. On s‘est dit que l’on passerait sans dégonfler. Eh bien non! C’est entièrement de ma faute, on n’avait pas assez d’élan et il a bien fallu sortir les plaques. Je paye mon inexpérience de ce type de terrain, mais on est toujours là...».

Nicolas Misslin (Mitsubishi) a lui aussi «découvert les joies du sable», comme la plupart des voitures encore en course. A noter les belles performances du Polonais Komornicki (Mitsubishi), 4e de la spéciale, et d’Yves Loubet (Nissan), 8e au scratch loin devant les Mercedes de Magnaldi et Strugo et désormais 1er en T1 (6e au général). Toujours aussi volubile à sa descente de voiture, Loubet goûte chaque seconde de ce rallye. «C’est de la folie, de la vraie folie dans ces dunes. On a bien envoyé, mais sans faire trop mal à notre voiture.» La course est en revanche terminée pour la Nissan de Bernard Errandonea (transmission cassée).

Chez les motos, le Suédois PG Lundmark (KTM) a passé une journée plus sereine que la veille, et son scratch le rapproche encore un peu plus de la victoire finale. Parti derrière François Flick (KTM) ce matin, il a cassé son GPS assez rapidement mais cela ne l’a pas empêché de rattraper son rival le plus dangereux à 100 km de l’arrivée. Les deux pilotes ont franchi ensemble la ligne d’arrivée, malgré les efforts de Flick pour creuser un écart, même minime. «On a livré une belle bataille avec PG, explique le Français, j’ai mis du gaz mais cela n’a pas suffi. Maintenant, changer le cours des choses va être difficile pour moi, mais on va essayer quand même. Je vais me battre! Ma moto s’est bien comportée dans les petites pistes cachées dans les herbes, et j’ai bien passé les dunes.»

Solide leader, accueilli à son arrivée par une dizaine de Kalmouks hilares, lui proposant une petite rasade de vodka locale pour étancher sa soif, Lundmark contrôle la course, mais quelle tactique doit-il désormais adapter? Assurer ou attaquer encore? «Moi, je veux m’imposer dimanche, que ce soit d’une seconde ou d’une heure, peu importe. Mieux vaut donc rester très prudent. Rien n’est fini, jusqu'au dernier mètre, je me méfierai de mes adversaires.»

Pour le Polonais Marek Dabrowski (KTM), 3e de la spéciale et du général, l’espoir demeure toujours. «PG est un excellent pilote, très rapide, mais qui prend parfois beaucoup de risques. Trop de risques, même.» Dabrowski y croit encore, mais certains commencent à sérieusement tirer la langue. En dépit d’un magnifique wheeling aussitôt la ligne franchie, le Portugais Nuno Santos, 6e de la spéciale et 5e au général, a du mal à masquer sa fatigue. «Moi qui suis pilote de trial à la base, j’ai du mal à aligner autant de kilomètres chaque jour. Je préfère les parcours plus techniques et plus courts. Aujourd’hui, certaines portions m’ont paru bien longues.»

Au programme de demain

La septième étape entre Astrakhan et Elista mènera encore les concurrents dans les steppes, avec 361 km de secteur sélectif (490 km au total). Comme aujourd’hui, il y aura beaucoup de très belles pistes aux grandes ondulations, mais souvent bosselées et donc piégeuses. A noter aussi la traversée de petits lacs à sec, avec des marches en descente et des bosses. Un tracé varié représentatif de cette fabuleuse région de Kalmoukie, surnommé la petite Mongolie.
 


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